jtrouv' ke sa décri bien ske certaine personne resente é jspr ke sa fera réfléchier dotr persone
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www.ciao.fr/Scarification__Avis_605523
Il y a scarification dans certaines cultures, mais loin d'être un phénomène d'automutilation. Il ne faut pas confondre.
Moi, je vais parler de l'automutilation, souvent pratiquée par les filles, en période d'adolescence. Certains garçons le font, mais leurs problèmes psychologiques doivent être bien plus profond que ça.
Oui, souvent pratiquée par les filles, sans doute pour cette vue du « rouge », du sang. Idiot mais, contrairement aux garçons, les filles ont leur règles, la vue de cette couleur les « effraient » moins dans un sens.
La scarification signifie plusieurs choses.
Souvent en pleine crise d'adolescence, les jeunes se sentent rejetés, mal dans leur tête, tout ça crée un stresse, comme un mal intérieur. En se mutilant, ces jeunes rejettent ce mal, ça les soulage.
D'autres le font parce qu'ils ont besoin d'aide. C'est un signe, ces gens-là souffrent, ils veulent nous dire quelque chose : « Aidez-moi », « Occupez-vous de moi ». Des mots difficiles à dire mais faciles à montrer.
Certains n'ont pas d'autres moyens pour calmer ce gros énervement en eux.
D'autres culpabilisent, et se punissent ainsi.
Mais il y a également ceux qui le font parce qu'ils préfèrent avoir mal physiquement que moralement. Leur douleur morale est tellement grande.
Ses réactions peuvent conduire à une envie de suicide, mais généralement, c'est un appel au secours.
Les différents moyens de se scarifier sont différents pour chacun, selon son état, ils ont une signification différente. La plupart se mutilent avec des objets coupants comme des ciseaux, des couteaux, des cutters. D'autres se brûlent, cigarettes, briquets, c'est quand même plus grave.
Moi je me reconnais dans le cas où, quand je fais ça j'essaie de ressortir mon mal. Je suis tellement énervée, ça me fait tellement mal que ça me calme, et là, la douleur physique n'est rien à côté, c'est parfaitement supportable.
Je sais que ces périodes sont difficiles pour toutes les personnes qui sont dans une telle phrase. Moi mes amis ont remarqué que j'avais de grosses coupures sur mes bras, et croyez-moi, je m'en suis prise « plein la gueule ».
Et ça pour moi, c'est comme un cercle vicieux. On est pas bien, on se mutile, on nous dit encore plus de mal, on se re-mutile. Non, ce n'est pas évident de se prendre des insultes genre « sadomaso », « sale psychopathe », « espèce de folle ». On s'y prend tellement qu'on a l'impression de vraiment l'être, sadomaso, folle. Et encore plus quand on vous dire d'aller voir un psychologue ou un psychiatre. On se dit que ce sont des gens spécialisés dans les problèmes mentaux et lorsqu'on est fragile, vulnérable, on est encore plus sensibles à chaque parole. Alors une « insulte » et c'est le craquage.
Bref, moi je sais que je suis pas sadomaso. D'ailleurs je me suis souvent posée la question, tellement on me le disait. J'ai attendu un moment, un moment où j'allais bien, et j'ai essayé de me mutiler, eh bien non, je n'apprécie pas, pour moi ce n'est pas l'extase, ce n'est pas un moment que j'aime. Je ne suis pas sadomaso.
Psychopathe et folle, je ne sais pas.
Bref, aujourd'hui j'ai ma mère qui essaie de m'aider comme elle peut. J'ai souvent l'impression d'être un poids pour elle, mais bon. Je ne crie pas « au secours », je ne veux pas de son aide. Pourtant je me rends compte que son changement de comportement me fait énormément de bien ; elle prend soin de moi, mots gentils etc.
C'est toujours un cercle vicieux. Je culpabilise pour les efforts que ma mère fait, je me mutile.
Finalement on ne sait plus vraiment quoi faire, comment sortir de cette galère, aller mieux, arrêter de se faire du mal, se prendre des insultes par la « gueule », avoir une vie « normale ». Après tout, qu'est-ce que la normalité... ? J'éviterai d'évoquer ce sujet, ce serait long...
A certains moments, on se sent rejetés de partout : les amis qui ne comprennent pas (ça se déroule souvent dans une période d'adolescence alors ceux de notre âge sont parfois immatures et ne comprennent pas forcément), parents « aveugles ». Et c'est là qu'on commence à chercher des gens qui puissent nous comprendre, c'est difficile - pourtant les jeunes qui s'automutilent ne sont pas si rares que ça -. Quand on se rend compte que les amis qu'on a sur le moment présent, qu'ils ne vous comprennent pas, vous vous demandez pourquoi ce sont vos amis. Vous remettez tout en question, et là vous ne leur parlez plus trop. On se sent beaucoup rejeter.
Moi mes fréquentations ont beaucoup changé. C'est bête vous allez me dire, à une période mes amis c'étaient des skateurs, la plupart. Je faisais plus référence à moi.
Je me rends compte que le style de quelqu'un, sa tenue vestimentaire, nous en disait beaucoup sur la personne. Oh je ne dis pas le contraire, vous pouvez avoir un style de « saint » et être rebelle, ou encore être « racaille » et gentil. Ca existe, moi j'en connais beaucoup. Mais la plupart des gothiques que je connais, ceux qui portent beaucoup de noir, ceux que tout le monde insulte de sataniques ou je ne sais quoi encore, c'est ceux qui ont le plus souffert. Ce sont des gens comme vous et moi, qui souffrent, qui montrent leur mal par cette couleur si sombre, mais les gens ne comprennent pas, ils « insultent », ça blesse, et ça fait encore plus mal. C'est le cercle vicieux.
Aujourd'hui, mes fréquentations varient, il y a vraiment de tout : gothiques, skateurs, « racailles »...
On m'avait et on m'a tellement jugée que ça m'a aidé à grandir. Il faut de tout pour pousser à cet âge-là. J'ai appris à être plus tolérante, comprendre les gens, savoir pourquoi ils font ci ou ça, j'approfondis le sujet avant de le critiquer, donnes telles ou telles remarques.
Ne vous inquiétez pas, j'étais aussi tolérante avant, mais encore plus aujourd'hui.
Et comme disait mon professeur de français : « On ne juge pas, tant qu'on ne connaît pas ».